SVQ 8 septembre 2012. Êtes-vous très à risque d’avoir un mélanome?


Il est évidemment impossible de prédire avec certitude qui développera un mélanome. Certains facteurs de risque sont cependant connus et aident à savoir quel groupe est plus à surveiller. Les facteurs de risque assez uniformément acceptés:

  • Teint pâle, cheveux roux et yeux verts. Risque un peu moindre: blonds aux yeux bleus.
  • Plus de 100 grains de beauté sur le corps, plus de 5 sur les fesses et 2 aux yeux.
  • Trois mélanomes dans la famille.
  • Nombreux coups de soleil avant l’âge de 20 ans.
  • Certains traitements immunosuppresseurs ou états d’immunodépression.
  • Exposition solaire et/ou visite au salon de bronzage.

Plus récemment des marqueurs génétiques ont été mis en évidence.

  • En effet, les techniques génomiques modernes ont permis l’identification des personnes plus à risque de mélanome  à partir d’une simple prise de sang.
  • De plus il serait possible de déterminer, parmi les patients porteurs de mélanomes, qui est plus à risque de métastase à partir d’analyses effectuées sur le mélanome lui-même.
  • Finalement, de nouveaux médicaments sont en développement se basant sur l’analyse des métastases.

Selon les analyses des codes génétiques, il existerait de rares familles porteuses de gènes à haut risque et qui sont très pénétrants (s’expriment très souvent). À l’autre extrémité du spectre, il y aurait dans la population en général des gènes plus fréquents mais moins agressifs. Quand le gène est moins agressif, il y a évidemment moins de risque de développer un mélanome.

Malgré que certains de ces tests génétiques soient disponibles en recherche mais aussi dans certaines cliniques spécialisées, un résultat positif chez un patient à haut-risque ne change pas le suivi clinique. L’éducation quant à l’éviction solaire et un examen cutané régulier demeure la recommandation actuelle.

Notre commentaire : La disponibilité de marqueurs génétiques pour le mélanome est d’un intérêt majeur pour savoir qui répondra aux traitements. Pour les patients faisant partie de familles à haut risque, le fait de savoir qu’ils n’ont pas le gène serait évidemment rassurant. Pour l’individu qui apprend qu’il est porteur du gène, est-ce que cette connaissance n’est pas un stress de plus à porter? Le parallèle pourrait être fait avec les patientes faisant partie de familles où l’on retrouve plusieurs cancers du sein. Est-ce qu’il y a un avantage de savoir que l’on est porteur d’un gène qui nous classe à haut risque? C’est un pensez-y bien…

Référence : De Mozzi P et al. Updates from the British association of Dermatologists 91st Annual Meeting. British Journal of Dermatology 2012 167, pp 232-239.

 

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