Faites-vous l’œil, 30 octobre 2012


Cette chronique a pour but de vous familiariser avec les lésions cutanées fréquentes. Ceci incluant les lésions bénignes autant que malignes. Normalement, il y a une chronique de ce type tous les mardis.

Votre mère vous téléphone, un peu inquiète. Elle a dans le dos, au niveau de la taille, du côté droit, des lésions douloureuses apparues il y a deux jours. Les rougeurs mesurent entre 0,5 et 2 cm et sont regroupées.   Elle souffre depuis quelques années d’un lupus cutané qui est actuellement difficile à contrôler et elle a plusieurs lésions actives de lupus sur la région du décolleté. Elle vous affirme cependant que ses lésions de lupus ne lui ont jamais causé de symptômes de ce genre. Qu’en pensez-vous et que lui conseillez-vous?

Pour que cette activité soit éducative il faut que vous vous fassiez une idée avant de regarder la réponse. Le but est de créer une réaction immédiate à la lésion. Quand votre idée est faite, vous pouvez vérifier si vous avez raison et regarder les explications.

Des lésions douloureuses unilatérales d’apparition soudaine et récente, doivent toujours faire penser à un zona. Le zona comporte en général deux phases. La première consiste en lésions cutanées douloureuses, unilatérales qui débutent en rougeurs pour évoluer en vésicules (petites ampoules) qui se forment sur les rougeurs.  Ces lésions sont présentes pendant 2 à 3 semaines. Les douleurs associées aux lésions peuvent persister après la guérison des rougeurs et vésicules. On nomme cette phase l’algie post-zona. Elle est d’intensité et de durée variable, allant de quelques jours à des années. Ces douleurs sont statistiquement pires plus on avance en âge.

Il existe un traitement qui peut diminuer la douleur post-zona, mais il doit être administré en moins de 72 heures de l’apparition des lésions et idéalement en moins de 48 heures. Vous devriez donc conseiller fortement à votre mère de voir un médecin immédiatement et s’il ne semble pas penser à une possibilité de zona, de lui mentionner cette possibilité. Quand les lésions ne sont pas classiques, il se peut que le diagnostic soit manqué.

Plus il y aura de personnes sensibilisées pour différencier les lésions bénignes des lésions cutanées suspectes, plus les cancers de peau seront détectés rapidement et moins les chirurgies seront dévastatrices.

Faites-vous l’œil!

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