Chéloïde


Les chéloïdes sont des cicatrices exagérées qui débordent la
plaie d’origine, formant un bourrelet fibreux rouge, qui s’accompagne souvent de démangeaison.  Par exemple, une chéloïde survenant suite à des oreilles percées aura l’air d’un pois ou d’une olive.

Groupes à risque :

Certaines personnes, certaines régions et certaines ethnies sont plus à risque. Les régions où les chéloïdes surviennent plus fréquemment sont le sternum, les épaules, le haut des bras, les joues et les oreilles.  Les gens de race noire sont plus souvent touchés.

Dans les endroits ou chez  les populations à risque, on doit faire les chirurgies seulement quand elles sont absolument nécessaires.  Les chirurgies doivent être minimalement
traumatiques.

Traitements :

Il faut savoir qu’avec tous les traitements proposés, les échecs thérapeutiques sont fréquents.

Quand la chéloïde est installée, l’échelle thérapeutique suggérée est la suivante :

-Produits à base de silicone ou de polyuréthane.  Ils peuvent être utilisés en prévention si la chéloïde est attendue (groupe à risque ou patient ayant déjà eu ce problème) ou si la cicatrisation anormale est installée mais relativement récente, soit moins de 8-9 mois. Ces produits ne sont pas infaillibles mais valent l’essai car s’ils fonctionnent, l’aspect de la cicatrice est très acceptable, parfois la peau redevient presque normale. Parmi les produits disponibles sans prescription :

-Cica-Care et Mépiform : se vendent en feuilles à découper de la bonne taille et à coller sur la cicatrice.

-Dermatix gel : à appliquer sur la cicatrice tous les soirs.

-Élastoplast timbre estompe cicatrice.

Injection de produits à base de cortisone dans la chéloïde.  Les injections doivent être
faites aux 4-6 semaines jusqu’à disparition de la composante surélevée ou de la démangeaison.  L’aspect subséquent est une peau fine, froissée, au travers de laquelle on voit le réseau vasculaire.

-L’azote liquide peut être utilisée pour les petites lésions, souvent en association avec les injections de cortisone.

Chirurgie et injection de cortisone lors de la chirurgie.  Après une chirurgie seule, les récidives sont fréquentes.  On peut cependant tenter une excision minimaliste et injection de cortisone dans la plaie.

Compression locale.  Quand les chéloïdes sont situées à des endroits que l’on peut comprimer sans compromettre la circulation, c’est une avenue prometteuse.  Elle demande cependant de la persévérance, la compression devant être portée 23 heures par jour pendant plus de six mois.

-Lasers en association avec des injections de cortisone. Comme la chirurgie, les lasers
seuls ne donnent pas de résultats durables.

-Méthodes moins utilisées : injections de chimiothérapie, en particulier la bléomycine, fluorouracil ou d’interféron alpha 2b. La radiothérapie est aussi décrite comme traitement.

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